Nouveau KIA CARENS : CHOISIR PLUTÔT QUE SUBIR

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Nouveau KIA CARENS : CHOISIR PLUTÔT QUE SUBIR Demander un devis

Publié le 14 mai 2013

Souvent, le choix d’un monospace est raisonnable plus que passionnel. On l’achète par besoin, parce que la famille à grandi, mais on n’en attend pas grand-chose en termes de plaisir automobile. Kia a décidé de changer cela avec son nouveau Carens.

Il y un nouveau Carens et vous ne vous souvenez pas vraiment de l’ancien ? Pas grave, vous pouvez l’oublier. Commercialisé de 2006 à 2010, le précédent Carens tenait certes honnêtement son rôle de véhicule familial mais ni sa ligne ni ses prestations n’étaient à même de susciter un grand enthousiasme.

Le nouveau change radicalement d’orientation. Ainsi que l’a déclaré Véronique Cabral, Chef de Produit de Kia Motors France, « le Ca-rens, c’est l’anti-monospace à Papa ». Il faut dire que, depuis que Peter Schreyer a repris en main le design de Kia en 2006, les véhicules de la marque ont littéralement changé de visage.

Cette transformation drastique, sanctionnée par plusieurs prix de design, alliée à une politique produits dynamique, voire agressive, n’est sans doute pas pour rien dans la progression continue de Kia sur un marché automobile européen pourtant en baisse. En témoignent notamment les résultats obtenus en France où Kia a immatriculé 33 019 VP en 2012, soit une augmentation de 18,1 % sur un marché en recul de 13,9 %. Ce n’est donc pas un hasard si Peter Schreyer est devenu à la fin de l’an passé Président de Kia Motors tout en se voyant confier la direction du style de Kia et de Hyundai.

Long de 4,53 m pour un empattement de 2,75 m, large de 1,81 m et haut de 1,61 m, le nouveau Carens conjugue une ligne de caisse haute et un toit bas qui évoquent plus un break qu’un monospace. L’ensemble, qui réalise un bon dosage entre classicisme et dynamisme, ne manque pas d’allure et, à l’occasion, fait tourner quelques têtes. On retrouve bien sûr à l’avant la traditionnelle calandre « tiger nose »,  l’une des signatures esthétiques de Kia.

Dans l’habitacle, les matériaux ont plutôt bel aspect et la présentation générale est flatteuse. Les assises relativement basses, même à l’arrière, évoquent à nouveau le break. La modularité est cependant réelle avec des sièges arrière qui s’escamotent facilement dans le plancher pour dégager un espace plat. Rabattu seul, le dossier du siège central pourra servir d’accoudoir avec porte-gobelets intégrés. Le dossier du passager peut également se replier et la longueur de chargement maximale atteint alors 2,15 m.

Kia Carens habitacle

Pas de portes latérales coulissantes pour gagner les places arrière mais des portières classiques qui, en s’ouvrant pratiquement à 90°, offrent une bonne accessibilité. Les sièges arrière sont individuels, coulissants et leurs dossiers peuvent s’incliner. De quoi prendre ses aises et mieux supporter les longs voyages même si la ligne de caisse haute déplaira peut-être aux jeunes enfants qui aiment regarder défiler le paysage.

Parmi les autres astuces d’aménagement, on appréciera les tablettes « aviation » au dos des sièges avant et le cache-bagages à enrouleur qui, une fois démonté, se range dans le compartiment aménagé sous le plancher du coffre. Les 44 l de ce dernier s’ajoutent aux 492 l offerts par le coffre lorsque les sièges sont en place. Pour 500 e de plus, le Carens peut offrira sept places. Les deux sièges supplémentaires seront toutefois à réserver à des enfants. Même en avançant la deuxième rangée, l’espace aux jambes est insuffisant pour des adultes, tout comme la garde au toit.

Kia Carens vue arrière

L’équipement de série est complet dès le premier niveau Motion avec climatisation, ordinateur de bord, trois prises 12 V, radio CD MP3, connectique AUX, USB et iPod, verrouillage télécommandé, siège conducteur rehaussable, filet de coffre…

Reposant sur la même base technique que l’actuelle génération de cee’d, le Carens en reprend le moteur essence 1.6 GDI – 135 ch auquel s’adjoint le 1.7 CRDi (connu notamment sur les Sportage et Optima), décliné ici en 115 et 136 ch, le dernier pouvant être associé à une boîte automatique à six rapports.

Le CRDi – 115 ch sera certainement la  motorisation la plus diffusée en France. Mais, avec un poids à vide atteignant tout de même 1 567 kg, la version 136 ch (600 e de plus à niveau de finition égal) peut constituer un meilleur choix. Outre les 25 ch supplémentaires, le couple passe de 260 à 331 Nm, disponibles entre 1 750 et 2 500 tr/mn. Si le moteur se montre un peu creux à bas régime, il est en revanche exempt de vibrations et particulièrement bien insonorisé. Il ne faudra donc pas hésiter à monter à lui faire prendre des tours pour lui donner du nerf.

La direction manque un peu de ressenti, ce qui n’est pas réellement gênant dans le cadre de la conduite « familiale » qui est a priori celle d’un monospace. Les suspensions, qui assurent un bon confort, vont dans le même sens. Le roulis est très bien contenu ; tout au plus note-t-on quelques trépidations sur route dégradée. Les roues de 17’’ dont était doté le modèle essayé portaient certainement une part de responsabilité.

Avec une présentation et une modularité soignées, le Carens peut également compter sur un rapport prix/équipement favorable et sa fameuse garantie de sept ans pour emporter la décision.

Sylvain LHOTE

By Autovista

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