CHEVROLET TRAX : ATTRACTIF

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CHEVROLET TRAX : ATTRACTIF Demander un devis

Publié le 19 juin 2013

Lorsqu’on possède l’une des gammes les plus jeunes du marché (quinze nouveaux modèles – restylages inclus – en seulement trois ans), on ne saurait longtemps rester hors de l’un des rares segments actuellement porteurs. Chevrolet fait ainsi une entrée remarquée sur le marché du SUV urbain avec le Trax.

 

Dans la tempête qui souffle actuellement sur le marché automobile européen, le SUV urbain compte parmi les rares types de véhicule faisant office de phare. Presque anecdotique il y a encore deux ans, ce segment bénéficie à présent de toutes les attentions et tout le monde, généralistes comme premium, veut en avoir sa part. General Motors n’y fait évidemment pas exception et a même développé une plateforme spécifique pour servir de base à trois véhicules différents : l’Opel Mokka, lancé en France l’an passé, le Buick Encore, qui ne devrait pas poser ses roues en Europe, et le Chevrolet Trax. Alors, bien sûr, ce dernier offre un petit air de déjà vu si l’on se réfère au Mokka dont, outre la plateforme, il reprend les motorisations, les transmissions et les trains roulants. Mais le Trax possède néanmoins sa propre personnalité.

Nouvelle Chevrolet Trax

Long de 4,25 m pour un empattement de 2,56 m, large de 1,78 m et haut de 1,67 m, il apparaît au premier regard comme plus imposant qu’il ne l’est réellement. Le résultat d’un beau travail des designers qui, au travers d’une ligne de caisse haute, de passages de roues bien marqués et d’une proue pratiquement verticale sur laquelle se détache le bowtie, confère au petit Trax une certaine ressemblance avec les minitrucks que la marque commercialise outre-Atlantique. Un design « style US » qui permet de  mesurer tout le chemin parcouru depuis la réintroduction européenne de Chevrolet en 2005. Les Daewoo rebadgées d’alors ont laissé place sans regret à des modèles beaucoup plus cohérents qui ont cependant su garder de leurs origines coréennes une habitude des politiques tarifaires agressives.

Habitacle Chevrolet Trax

Dans l’habitacle, aucune ressemblance avec le cousin germain : la planche de bord affiche un dessin original qui n’est pas sans rappeler celui de la Cruze. Les prix serrés du Trax se traduisent par le choix de matériaux dont l’aspect n’est pas spécialement valorisant (mais on a déjà vu pire) et des assemblages qui mériteraient certainement un peu plus d’attention au niveau des détails.

Les aménagements sont bien pensés avec une banquette arrière fractionnable 60/40 permettant, en configuration deux places, de disposer d’un plancher plat. Le volume du coffre peut alors passer de 356 à 1 370 l. Si l’on ajoute que les places arrière peuvent accueillir trois personnes dans d’assez bonnes conditions de confort, on comprendra que le Trax, sous ses airs d’aventurier, peut aussi constituer une alternative crédible au monospace compact en tant que véhicule familial.

La gamme s’articule autour de trois niveaux de finition : LS, LT et LT+. Dès le premier, on dispose de série de la climatisation manuelle, du régulateur de vitesse, de six airbags, de l’autoradio CD MP3, de l’interface Bluetooth, des vitres électriques à l’avant, de l’anti-patinage, de l’aide au démarrage en côte… Pour 1 300 € de plus, le niveau LT ajoute les jantes alliage 16’’, une sellerie tissu/similicuir, l’ordinateur de bord, les commandes au volant, un accoudoir central avant, les radars et caméra de recul, l’allumage automatique des feux, les vitres arrière électriques, le siège passager rabattable en tablette… et surtout le système multimédia MyLink, une exclusivité Chevrolet. Se pilotant via un écran tactile de 7’’, il permet notamment de télécharger le contenu des smartphones et de trouver son chemin grâce à l’application GPS BringGo. Bien vu mais cela oblige à laisser son téléphone connecté en permanence au système et empêche le branchement d’un lecteur MP3, par exemple. En fait, côté équipement, on ne notera qu’une absence de taille : celle de la climatisation automatique, indisponible même en option. Le niveau LT+, outre la transmission intégrale, ajoute des jantes alliage 18’’.

Chevrolet Trax de côté

Comme signalé plus haut, les motorisations sont celles déjà connues sur le Mokka : 1.6 – 115 ch, 1.4 T – 140 ch et 1.7 VCDi – 130 ch. Ce dernier devrait, en toute logique, être le plus recherché par la clientèle française. Même s’il a évolué, ce bloc d’origine Isuzu n’est plus de première jeunesse. Un peu creux à bas régime, il dégage surtout une sonorité qui devient très vite envahissante. Conscient du fait, Chevrolet promet d’améliorer l’insonorisation à l’occasion du prochain changement d’année-modèle, donc d’ici la rentrée. Mais on peut également opter pour le moteur essence 1.4 T. Certes, ses 149 g/km de rejets de CO2 lui valent un malus de 400 e mais le constructeur prend la somme en charge. Petit à petit, l’essence relève la tête…

Pour le reste, le véhicule fait montre d’un comportement sain tout en restant confortable. La transmission intégrale, même assistée par l’aide à la descente HDS, ne fait pas du Trax un franchisseur : le bouclier avant, qui descend particulièrement bas pour un SUV limitera ses ambitions en ce domaine aux chemins pas trop défoncés.

 

Look réussi, polyvalence, équipement généreux et prix bien placés : le Trax réussit son entrée dans le monde des petits crossovers. Ce ne sera pas de trop face à une concurrence particulièrement affûtée.

 

Autovista by Sylvain LHOTE

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